Olivia Fortin

Tête de liste 4ème secteur

Plus démocratique. Plus verte. Plus juste. Plus dynamique économiquement. Ce sont ces quatre principes qui vont guider notre action, avec vous, dans les 6e et 8e arrondissements.

Parce que les projets doivent pouvoir être débattus et suivis à chacune de leurs étapes, nous mettrons en place des assemblées citoyennes, avant chaque conseil municipal, pour débattre et rendre compte.

Parce que notre cadre de vie exceptionnel doit être préservé, nous stoppperons la bétonnisation galopante, notamment en mettant à l’arrêt les deux prochaines tranches du boulevard urbain sud, pour étudier toutes les alternatives proposées par les habitants, notamment le projet de coulée verte. Nous mettrons en place une véritable desserte en transports en commun de quartiers enclavés comme Vauban et les Goudes.

Parce que l’accès aux services publics doit être équitable pour tous, nous instaurerons la transparence pour l’attribution des logements sociaux et des places en crèche. Et pour l’accès à la culture, nous construirons une médiathèque dans le 6e et une le 8e arrondissements.

Habitants, commerçants, militants associatifs, chefs d’entreprises… Nos 47 colisitiers sont mobilisés à vos côtés, au quotidien, pour défendre nos quartiers et leur rendre enfin la qualité de vie qu’ils méritent.

Eléments de programme du 6/8

Le passé
Le futur
  • Bétonisation incontrôlée et intensive
  • Tout pour la voiture et les embouteillages
  • Multiplication des axes routiers
  • Intérêts privés
  • Absence de concertation
  • Rénovation patrimoine marseillais
  • Multiplication des transports publics
  • Développement des espaces verts
  • Services publics
  • Concertation et co-construction
Le 28 juin, il est temps de vous projeter dans le futur en votant pour le Printemps Marseillais.

Une bétonisation incontrôlée et intensive

Les projets immobiliers anarchiques se multiplient, entraînant des nuisances sonores importantes ainsi qu’une pollution visuelle, et dégrade le cadre de vie.
Une ville pensée seulement pour la voiture
La seconde ville de France possède seulement deux lignes de métro, ne desservant qu’une part infime du territoire, et à peine 12 kilomètres de pistes cyclables, un retard considérable face à toutes les autres villes avec en sus une voirie dégradée.

Une multiplication des axes routiers

Les travaux du Tunnel Schloesing, inutile, viennent de débuter, et le projet du Boulevard Urbain Sud doit se poursuivre malgré la destruction programmée d’espaces verts.

Intérêts privés

Les Partenariats publics-Privés existants ou envisagés sont une mauvaise solution pour une ville qui a multiplié les Délégations de service public, avec un service rendu au public souvent onéreux et de moindre qualité.

L’absence de concertation

L’ouverture d’une seconde voie de circulation pour aller aux Goudes, sans concertation, n’a abouti à aucune amélioration, et la piste provisoire du Prado, construite et démontée au bout d’une semaine, sont des exemples frappants de ces décisions prises sans tenir compte de la volonté des marseillais.

Rénovation du patrimoine marseillais

La lutte contre l’habitat indigne est une des priorités du Printemps Marseillais, et les bâtiments construits ou rénovés devront être écoresponsables, avec une Haute Qualité Environnementale.

Multiplication des transports doux

La coulée verte le long de l’Huveaune sera achevée et optimisée, le métro, les tramways et les pistes cyclables seront développés.

Développement des espaces verts

La nature en Ville sera omniprésente, et la zone d’adhésion des calanques sera préser- vée, afin qu’aucune construction ne vienne dénaturer le paysage.

Services publics

La réhabilitation des écoles est le grand chantier du Printemps Marseillais, augurant du développement de régies publiques pour gérer en concertation avec les habitants les missions de service public qui lui incombent.

Concertation et démocratie participative

Des assemblées citoyennes seront organisées avant chaque conseil d’arrondissement, ouverts à ceux qui ne possèdent pas le droit de vote, et les budgets seront élaborés avec la participation des citoyens pour être au plus près de leurs besoins.

Programmes par quartier
Bonneveine

 

Proposition 1 – imaginer le futur projet après l’hippodrome

Les concessions de l’hippodrome et des plages du Prado arrivent à terme. Fidèle à ses principes de démocratie citoyenne, Le Printemps Marseillais propose de co-construire les projets futurs qui seront mis en oeuvre pour répondre aux besoins en espace verts, lieux familiaux et d’accès à la mer accessibles aux Marseillais et aux habitants du quartier.

Proposition 2 – créer une maison intergénérationnelle

Un projet social ambitieux, humaniste répondant à deux objectifs : proposer un lieu pour la pratique de différentes activités en direction d’un public senior, et modéliser un système de contrepartie adapté pour générer une plus-value sociale concrète. Naissance d’un partenariat avec un ou plusieurs opérateurs associatifs pour faire vivre ce lieu, qui pourrait devenir emblématique d’un autre projet de société plus solidaire et plus humaniste.
Une ligne budgétaire délocalisée sur la Mairie de Secteur serait dédiée à ce projet, pour soutenir, au-delà de ce lieu, toute action associative à visée intergénérationnelle et ayant une utilité sociale avérée.

Proposition 3 – repenser la mobilité

La densification de nos quartiers et son accès privilégié à la mer posent des défis de mobilité

Favoriser l’utilisation des transports publics, notamment le bus en augmentant l’offre et en revoyant la tarification : alignement de l’offre senior sur la retraite, création de navettes directes entre les noyaux villageois et la ville, instauration de la gratuité pour les moins de 25 ans et les bénéficiaires des minima sociaux.
Augmenter la fréquence et la plage horaire du bus 19 et le prolonger afin de faciliter l’accès à la mer et de réduire la fréquentation automobile.
Apporter des solutions de mobilité douces: pistes cyclables, entretien des trottoirs.

Proposition 4 – arrêter la bétonisation et accroître les services publics

La bétonisation effrénée n’est aujourd’hui pas la seule réponse d’urbanisme pour nos quartiers et noyaux villageois. Marseille a un patrimoine immobilier qu’il faut rénover et réinvestir.
Les projets dans nos quartiers doivent davantage se focaliser sur le service public et les écoles, nécessaires pour répondre à la densification en logements.

Littoral sud

Proposition 1 – repenser une mobilité apaisée

Le littoral sud souffre de son enclavement, ainsi que de la saturation des routes et du stationnement anarchique, depuis plus de 20 ans. Le Printemps Marseillais propose de mettre en œuvre les dispositions suivantes, qui seront à discuter avec la population, les associations et les professionnels :

  • Développer les transports collectifs, avec la création d’un 19 accéléré entre Castellane et Vieille Chapelle et prolongé vers les Goudes jusqu’à la table d’orientation de Callelongue avec des horaires élargies. Prolongation du 45 jusqu’au littoral en connexion avec le 19.
  • Créer une zone à trafic limité, comme à Madrid mais aussi dans des villes italiennes, avec contrôle d’accès par des lectures automatiques de plaques d’immatriculations au niveau du rd point Jourdan Barry, permettant ainsi d’alléger la circulation, tout en conservant l’accès pour les riverains, travailleurs, invités, clients de magasins et restaurants.
  • Développer le réseau de pistes cyclables à partir du David jusqu’à Callelongue et un sentier douanier en bord de mer.
  • Renforcer les navettes maritimes avec plus de rotations, des amplitudes annuelles élargis, une file prioritaire pour les abonnés RTM.

Proposition 2 – réhabiliter le site de Legré-Mante

Le site de l’usine Legré-Mante est marqué par une forte pollution due à l’activité industrielle entre 1864 et 2009. Au Printemps Marseillais, nous considérons que le site, à l’abandon depuis plus de dix ans, ne peut rester en l’état et doit faire l’objet d’une dépollution et d’un aménagement d’autre part. Ce n’est pas à la commune ou à la Métropole de se substituer au propriétaire des terrains pour la dépollution, et il faut rechercher des financements extérieurs. Le projet devra impérativement respecter plusieurs points essentiels :

  • Contribuer aux besoins de revitalisation du quartier sans le dénaturer : services publics, commerces de proximité ;
  • Être soutenable pour le quartier, en termes de nombre de logements, de places de parking et de capacité des équipements publics : voiries d’accès, réseau d’assainissement,
  • Prendre en compte l’aspect patrimonial et historique du site, en partenariat avec le Parc national des Calanques ;
  • Assurer la sécurité sanitaire de la population pendant les travaux de dépollution et de construction, sous le contrôle des services de l’État ;
  • Avancer en concertation avec tous les acteurs et création d’un Comité de Suivi de Site

Proposition 3 – améliorer la sécurité et éviter les incivilités

La forte attractivité du littoral conduit à une forte fréquentation, avec des excès : sur le plan de la circulation (nuisances des voitures, des deux roues), les barbecues dans des zones sensibles, les soirées de groupe avec consommation d’alcool ou de drogues, qui posent des problèmes de sécurité avec de cohabitation avec la population. Le Printemps Marseillais entend s’attaquer à ces problèmes, dans la concertation, la médiation, par des sanctions, ainsi que grâce aux mesures de restriction de la circulation qui amèneront un apaisement du secteur.

Proposition 4 – rendre la mer plus propre

La propreté de la mer est un sujet récurrent : pollutions de l’émissaire de Cortiou, de l’Huveaune, apportée par le mistral.

  • Des solutions innovantes comme la pose de filets aux embouchures des émissaires, l’amélioration du traitement des stations d’épuration et du réseau d’assainissement.
  • Le contrôle de la qualité des eaux des plages sera journalier et pour toutes les plages
  • Mettre en place une politique incitative en matière de propreté.
Notre Dame du Mont, Lodi, Cours Lieutaud, Cours Julien

Proposition 1 – un habitat digne et pérenne pour tous et toutes

L’habitat insalubre touche notre quartier : près de deux ans après les effondrements de la rue d’Aubagne, les arrêtés de péril continuent de se multiplier, des immeubles sont évacués sans solution de relogement pérenne pour les habitant.e.s.

  • En partenariat avec les associations locales, la mairie de secteur sera au plus près des besoins des habitant.e.s. pour lutter contre l’habitat indigne : extension du permis de louer, application immédiate de la charte du relogement, accompagnement des délogé.e.s dans leur recherche de logement pérenne.
  • Faciliter l’accès au logement : transparence dans l’accès aux logements sociaux, renforcement de l’observatoire local des loyers, organisation d’un débat annuel sur le logement au Conseil municipal.
  • Accompagner les rénovations envisagées par les propriétaires (permanences locales d’informations et d’aide au montage de dossiers de financement).
    Faire face à la crise actuelle : la nouvelle municipalité déclarera la suspension des expulsions locatives jusqu’au 31 mars 2021, demandera aux bailleurs sociaux de prendre en compte au mieux la situation des locataires du parc social de la ville et facilitera l’échelonnement du paiement des loyers en concertation avec les propriétaires.

Proposition 2 – la transition écologique pour tous et toutes

Notre quartier manque cruellement d’espaces verts et d’équipements entretenus. Pour faire face aux changements environnementaux, nous développerons et entretiendrons ces équipements.

  • Agir contre la bétonisation : préempter les immeubles voués à la destruction pour construire des espaces verts et encadrer les promoteurs dans leur projet immobilier.
  • Pour les écoles du quartier : rattraper le retard accumulé dans leur entretien, entretenir le bâti des écoles, en faire des îlots de fraîcheur, végétalisation et la perméabilisation des sols.
  • Pour la propreté du quartier : ramassage régulier assuré, valorisation du travail des agent.e.s municipaux par des formations et des perspectives d’évolution, développement du tri sélectif et du compostage en travaillant avec les commerçant.e.s et les habitant.e.s.

Proposition 3 – un quartier vivant et agréable pour tous et toutes

Notre quartier est animé grâce à ses commerces, ses bars, ses restaurants et ses lieux culturels. Nous œuvrerons au bien-être de tou.te.s les habitant.e.s du quartier en soutenant et promouvant cette vie associative, culturelle et commerçante, mise à mal par la crise sanitaire.

  • Présence régulière des élu.e.s dans le quartier pour des relations privilégiées avec les associations de commercant.e.s, d’habitant.e.s et les CIQ.
  • Travail avec la police de proximité et de prévention.
  • Soutien aux initiatives locales et associatives pour permettre aux plus jeunes et aux personnes âgées d’investir l’espace public : aires de jeux, maison intergénérationnelle, centres sociaux, lieux de soutien à la parentalité, activités de loisirs.
  • Pour le monde culturel : augmentation des subventions, soutenir l’ouverture de résidences, ateliers et galeries, et renforcer l’activité culturelle estivale.
  • Pour vivre nos nuits dans le respect de tou.te.s, un conseil de la nuit sera mis en place présidé par un Maire de la Nuit, afin qu’il mette en dialogue habitants, associations, étudiants, professionnels de la nuit et acteurs de prévention. En collaboration avec la Métropole, nous élargirons les horaires des transports en commun jusqu’à 0h30 et à partir de 5h et établirons un réseau nocturne avec des arrêts à la demande.
Prado-plage, Paradis

Proposition 1 – traitement du bruit

Il est indispensable en priorité d’enregistrer la pollution sonore sur une période significative afin d’apprécier au mieux les nuisances sonores. Parmi les réponses proposées, l’implantation de rideaux d’arbres spécifiques adaptés au climat méditerranéen (séparant route et plages) est une réponse écologique efficace, durable et peu coûteuse.
Sur les plages du Prado, il est nécessaire d’établir, en concertation avec les habitants, une charte pour les organisateurs d’évènements visant à réduire l’impact sonore (ex : scène tournée vers la mer, mise en place de barrières anti-bruit provisoires).

L’implantation d’arbres dans les rues qui en sont dépourvues (ex : rue Paradis, sur la bande réservée au stationnement sans diminuer l’offre de places) permettrait par ailleurs de réduire le bruit dans les habitations, tout en améliorant la qualité de l’air et la régulation thermique.

Proposition 2 – traiter les problèmes de circulation

Il convient en premier lieu d’améliorer la signalisation pour le tunnel Prado Sud, et d’étudier la mise en place de ralentisseurs sur les passages piétons de l’avenue du Prado.

Comme dans chaque quartier, il est nécessaire d’évaluer et d’optimiser la desserte de transports publics aussi bien en fréquence qu’en amplitude horaire.

Proposition 3 – limiter la bétonisation

Dans un quartier jusque là plutôt préservé, les programmes immobiliers neufs commencent à se multiplier et risquent de dénaturer le quartier.

A titre d’exemple, en plein Square Monticelli, la ville a autorisé la destruction d’une maison ancienne en faveur d’un immeuble de 4 étages, en complète contradiction avec la nature du square, composé de maisons individuelles.

Plusieurs projets d’envergure ont débuté sur l’avenue du Prado, en lieu et place de maisons individuelles ou de petits immeubles.

Chaque futur projet devra se faire en concertation avec les habitants.

Le Rouet

Proposition 1 – arrêter le projet du tunnel Schloesing

Le Printemps Marseillais est fermement opposé à l’inutile projet du tunnel Schloesing, qui intensifierait la pollution en évacuant les fumées des pots d’échappement directement dans le parc du 26ème Centenaire. Il expose les riverains de l’avenue Cantini, qui ont déjà subi ce type de nuisances lors des travaux du tunnel Prado Sud, à des travaux lourds et de longue durée, et engendre un manque à gagner pour le contribuable (par le fait de prolonger la concession du Tunnel Prado Carénage qui devait revenir dans l’escarcelle publique).

Proposition 2 – rendre leur place aux piétons, végétaliser le quartier

Rénover les trottoirs déformés qui sont un réel problème pour les piétons, les personnes en situation de handicap, personnes âgées ou pour les pous- settes (exemple le trottoir au niveau du 160 rue du Rouet, très dangereux avec un petit rebord au milieu du trottoir sur toute la longueur). Ajouter des bandes signalétiques au sol pour malvoyants, végétaliser les circulations piétonnes là où c’est possible.

Parmi les solutions bénéfiques au quartier, végétalisation de la place Louis Ducreux, l’installation des bancs en face de la nouvelle école, ou encore proposer aux habitants la mise en place de petites parcelles cultivables pour en faire des jardins partagés.

Proposition 3 – vie associative et culturelle

Remettre le Tempo du Rouet, maison de quartier municipale, au cœur de la vie associative et culturelle du quartier. Les salles du tempo seront mises gratuitement à disposition des associations qui œuvrent dans l’intérêt général, afin de permettre à toutes et tous, à tous les âges, de pratiquer des activités à coût réduit (voire gratuitement).

Il sera possible également d’ouvrir, lorsque des locaux sont vacants, des micro maisons du peuple de proximité permettant plus d’échanges entre voisins.

Proposition 4 – favoriser l’utilisation des transports en commun, du Vélo

Installer des abribus sur le trajet du bus 73 lorsqu’il y a suffisamment de place sur le trottoir (ex. à la station Rouet Roumanille). Réinstaller l’abribus
de l’arrêt Maillane, ce qui n’a jamais été fait après sa dégradation. Il est néces- saire d’augmenter le nombre de rotations du bus 73 (seulement 2 ou 3 bus par heure actuellement).

Installation d’une station Le Vélo au cœur du quartier, qui pourrait se trouver au niveau du 156-158 rue du Rouet, où un large trottoir permet cette implanta- tion. En effet aucune station ne se trouve réellement au cœur du quartier.

Le Roy d'Espagne

Proposition 1 – repenser le projet du Boulevard Urbain Sud

Le Boulevard Urbain Sud (B.U.S.) est un projet routier de liaison dont l’origine remonte à 1933 entre l’autoroute A 55 au niveau du carrefour Florian et le littoral sud (Pointe Rouge).

Le projet, a priori plutôt attractif, est en réalité archaïque, inutile, écocide. Un objectif annoncé est d’améliorer l’accessibilité des quartiers Sud, avec 25 car- refours à feux entre le littoral et le carrefour Florian mais il ne va pas vraiment permettre de gain de temps. Selon les études de circulation, près d’une dizaine de ces carrefours seront saturés dès la mise en service de la voirie.
Les travaux nécessitent la destruction d’espaces naturels tels que la pinède du Roy d’Espagne pour laisser la place aux 20 000 voitures par jour. Il va entrainer un doublement du flux de voitures sur le littoral, avec pour consé- quence un accroissement de la pollution et une saturation de la circulation. Le Printemps Marseillais propose :

  • Abandon du projet de boulevard Urbain sud, qui se limitera donc au pre- mier tronçon (St Loup – le Cabot) ;
  • Réalisation d’une étude globale de circulation sur le littoral sud pour voir précisément les points de blocage et les besoins en mobilité.
  • Privilégier la mise en œuvre d’un projet alternatif à la voiture privilégiant des transports collectifs attractifs et fiables ainsi que les modes doux.

Proposition 2 – améliorer la mobilité

Avec plus de 5 000 habitants, le quartier ne bénéficie pas pour autant d’une desserte par bus à la hauteur : le Printemps Marseillais propose de densifier la desserte assurée principalement par le 44, d’étendre la plage horaire en particulier le soir, d’accélérer les relations avec le métro par la création de couloirs réservés. La création de navettes électriques, permettant d’irriguer l’in- térieur du Parc, sera étudiée en concertation avec la population. Le Printemps Marseillais prévoit également de renforcer le réseau de pistes cyclables pour relier le quartier au centre-ville, aux établissement scolaires et au littoral.

Pour le Printemps Marseillais, les propositions doivent faire l’objet, après l’élection, d’un vaste débat avec les habitants, les professionnels, les associations et CIQ pour aboutir à des solutions co-construites et partagées par le plus grand nombre.

Sainte-Anne

Proposition 1 – Optimiser la mobilité

Favoriser l’utilisation des transports publics, notamment le bus et le métro, en augmentant l’offre et en revoyant la tarification : alignement de l’offre senior sur la retraite, création de navettes directes Ste-Anne > Rd point du Prado, instauration de la gratuité pour les moins de 25 ans et les bénéficiaires des minima sociaux.

Proposition 2 – Réviser l’urbanisme

Le projet d’O.A.P. (orientation d’aménagement et de programmation), aujourd’hui imposé aux habitants, portera atteinte à la qualité de vie car il en augmentera fortement la population tout en ne répondant à aucune des problématiques qu’il engendrera (densification verticale, nuisances sonores, services publics mis à mal, préservation du patrimoine villageois et du Corbusier).
Le Printemps Marseillais est fermement opposé à ce projet sous sa forme actuelle, pharaonique et disproportionnée, et entend le réviser en concertation avec les habitants.

Proposition 3 – Améliorer l’offre de services publics

Adapter les services publics aux besoins des habitants :

  • Créer pour les familles des places en crèches, dans les lieux d’accueil de loisirs et sportifs,
  • Demander le retour de la poste,
  • Travailler en concertation avec l’Éducation Nationale pour adapter les effectifs des classes.
  • Elargir les horaires d’ouverture de la médiathèque et de la piscine du quartier Bonneveine.

Proposition 4 – Favoriser l’accessibilité

Favoriser la mobilité et sécuriser les déplacements des seniors et personnes à mobilité réduite dans le quartier :

  • Adaptation des bâtiments, des jardins et de l’espace public, en libérant notamment les trottoirs, en réparant la voirie, en adaptant les stations de métro, en équipant les bus de plateformes, et en créant des plages d’accès à la mer.
  • Créer des guichets dans les mairies annexes pour accueillir les personnes malvoyantes et malentendantes. Former le personnel aux démarches d’aides.
Vauban, Breteuil, Préfecture, Castellane

Parc de la Cômerie

Proposition 1 – Parcs, jardins publics et espaces culturels

La préservation de nos espaces verts et culturels dans nos quartiers est une priorité.
Parc de la Cômerie
Un hectare d’espace vert et un Centre des Arts et de la Culture à préserver.

  • Création d’un jardin partagé, d’un compost et d’une aire de jeux.
  • Opposabilité de vente de parcelles ou bâtiments annexes.
  • Concertation avec les habitants et associations pour des projets socio-culturels.

Jardin public Lacédémone

  • Niché sur la colline Vauban, jardin à (re)découvrir.
  • Réaménagement du jardin et réfection du mobilier urbain.
  • Espace pour les chiens.

Square de la Préfecture : ouverture au public

Proposition 2 – Requalification de la rue Breteuil

La plus polluée du 6e arrondissement ! Empruntée quotidiennement par les scolaires et les piétons, la rue Breteuil mérite une requalification pour la qualité de vie de notre quartier.

  • Réduction de la vitesse à 30km/h.
  • Restriction de la circulation des poids lourds à 5 tonnes (actuellement 12 tonnes).
  • Cheminement des piétons élargi et végétalisation.
  • Piste cyclable.

Proposition 3 – Transports en commun

Desservir nos quartiers enclavés nous permettrait de réduire considérablement l’usage de véhicules.

  • Amplitude d’horaires (6h à 22h30) et rotation plus fréquente des lignes 49, 60 et 74.
  • Navettes : Vauban/Castellane – Vieux-Port/Bd André-Aune
  • Interdire la circulation des cars de tourisme jusqu’à Notre-Dame de la Garde et
  • Proposer une alternative depuis les pôles touristiques (Joliette, Vieux-Port…).

Proposition 4 – Réaménagement du cours Pierre-Puget

Cœur de quartier « emblématique », ce cours doit être valorisé en un espace de vie agréable pour les usagers et les habitants.

  • Aire de jeux, jardin public et végétalisation.
  • Amélioration de l’espace public pour un usage aisé et sans obstacles par les piétons et les modes doux de déplacement (piste cyclable).
  • Concertation sur le projet du tramway (Rome/Catalans) avec les usagers et les habitants et enquête d’utilité publique.

Proposition 5 – Services publics de proximité

Dans nos quartiers, la désertification des services publics de proximité impose de repenser la notion de « proximité ».

  • Réinstallation d’un bureau de poste et d’un distributeur automatique de billets à Vauban.
  • Bibliothèque municipale à créer.
  • Espaces dédiés aux jeunes.

Programme par sujets importants

Budget participatif

 

Qu’est ce que le budget participatif ?

Le budget participatif est une allocation budgétaire de fonds du budget municipal débattu et choisi par les habitant.es elles-mêmes et eux-mêmes qui expriment directement leurs propositions et leurs préférences avec le soutien des services municipaux. Les fonds sont affectés à un ou plusieurs projets proposés soit par un habitant ou un groupe d’habitant.es La décision d’allouer le budget est prise par un vote des citoyen.nes et non plus par les conseiller.es municipaux.ales élu.e.s.
Le budget participatif permet de faire remonter des idées et des projets plus proches du terrain et permet un débat et une appropriation locale plus forte. Dans le monde plus de 2000 collectivités locales l’ont mis en place dont au moins 80 collectivités territoriales en France, un développement favorisé par l’émergence d’outils numériques qui facilitent la consultation des propositions et le vote. A Paris, par exemple, 5% du budget d’investissement de la ville soit 100 millions d’euros sont alloués aux budgets participatifs des arrondissements.

Pourquoi un budget participatif ?

Le budget participatif nous paraît un choix fort pour stimuler l’engagement citoyen et dépasser les logiques d’influence qui ont déjà un impact sur l’action municipale. A travers le budget participatif nous pourrons accompagner des initiatives de simples citoyen.nes dont les idées rencontrent les aspirations de nombreuses autres personnes dans le quartier. L’outil du budget participatif favorise l’initiative, le débat, la créativité et raffermit le lien entre le citoyen et la ville tout en plaçant l’action municipale au niveau le plus fin des enjeux locaux. Les services municipaux collaboreront directement pour établir une étude de faisabilité et un chiffrage des coûts des propositions de projets permettant à chaque citoyen.ne d’exprimer ses propositions de manière éclairée.

Quelle procédure pour le budget participatif marseillais ?

Nous proposons que le budget participatif soit mis en place au niveau des secteurs et qu’y soit consacré jusqu’à 5% du budget d’investissement du secteur avec une logique de développement graduel tout au long du mandat. Le budget participatif marseillais sera horizontal c’est à dire que les idées de projets seront proposées par n’importe quel citoyen du secteur et les projets sélectionnés seront votés par l’ensemble des citoyen.nes inscrits sur les listes électorales du secteur. La procédure de dépôt des propositions de projets et le vote se feront sur une plateforme numérique dédiée.
Nous n’appelons pas à consacrer les budgets participatifs à des secteurs qui relèvent de l’amélioration des services municipaux de base (propreté, écoles, sécurité des voies publiques) étant entendu que toute suggestion dans ce domaine sera débattue et prise en compte par les services compétents dans le cadre d’un dialogue citoyen-ville. Le budget participatif sera consacré à des projets innovants donnant une plus-value pour les habitant.es du quartier.

  1. affichage d’un montant dédié et des critères de sélection pour les projets ;
  2. appel à projets sur des critères définis ;
  3. réception des projets et évaluation de leur conformité avec les critères de l’appel à projet ;
  4. étude et chiffrage des projets par les services municipaux ;
  5. campagne de mobilisation par les porteurs pour valoriser leurs projets, avec le soutien technique des services municipaux ;
  6. vote des projets – la collectivité s’engage à réaliser les prochains gagnants ;
  7. concrétisation des projets lauréats.
Le Boulevard Urbain Sud

 

Le contexte

Typologie :
Le Boulevard urbain sud (BUS) est un projet routier de liaison dont l’origine remonte à 1933 entre l’autoroute A 55 au niveau du carrefour Florian et le littoral sud (Pointe Rouge). Le projet comporte, sur une partie importante du tracé, des voies réservées pour les transports collectifs et les vélos. Entre 20 000 et 50 000 voitures par jour (suivant les portions) emprunteront ce boulevard. Le coût prévisionnel des travaux est de 300 M€.

Contestation citoyenne :
Ce projet de 8 km de long, déclaré d’utilité publique en septembre 2016, est fortement contesté par les associations et les habitants en raison de son inutilité, de ses incidences très fortes sur l’environnement, de la pollution générée et de l’insuffisance des études de trafic. Le collectif Canbus est l’acteur principal de cette contestation, regroupant 4 associations : Sauvons la Mathilde, Face aux BUS, SOS nature sud, UCL et la copropriété Rochebelle. Il a initié des recours juridiques, des événements, une médiatisation du dossier, etc.

Les enjeux

Raisons de la contestation :
Le projet, a priori plutôt attractif, est en réalité archaïque, inutile, destructeur, écocide et dangereux.

  • Inutilité : alors qu’un des objectifs annoncés est d’améliorer l’accessibilité des quartiers sud : avec 25 carrefours à feux entre le littoral et le carrefour Florian, il ne va pas vraiment permettre de gain de temps. En effet, selon les études de circulation, près d’une dizaine de ces carrefours seront saturés dès la mise en service de la voirie, cela sans prendre en compte le trafic supplémentaire apporté par les projets d’urbanisation qui en sont la motivation non avouée (ZAC Régny, Charmerettes…). Les études de circulation ont en outre omis d’étudier le fonctionnement de l’arrivée du Boulevard sur le littoral sud, ainsi que les conséquences d’un du doublement de véhicules sur un axe surchargé et proche de la thrombose lors des beaux jours. Le fonctionnement du carrefour Florian, déjà saturé en heures de pointe avec les flux de l’A0 et de la L2, verra sa situation encore aggravée si le projet est réalisé.
  • Destruction de nature en ville : les travaux impactent 8ha de parcs et jardins (Parc de la Mathilde, Jardins familiaux Joseph Aiguier) et détruiront 200 arbres de la pinède du Roy d’Espagne.
  • Risque sanitaire : ce projet entraînera un accroissement de la pollution de part et d’autre de la voie. Environ 30 crèches, écoles, lycées, collèges, EPAHD,… ont été recensés à proximité immédiate du projet de boulevard US.

Les propositions du Printemps Marseillais

  • Abandon du projet de Boulevard Urbain sud actuel, qui se limitera donc au premier tronçon finalisé : carrefour Florian – boulevard du cabot.
  • Engagement d’une étude globale de circulation sur les deux dernières tronçons prenant en compte les besoins réels de mobilités, identifiant les points de blocages et de saturation sur la voirie actuelle et analysant comment optimiser les axes existants. Point d’attention sur le littoral Sud.
  • Elaboration d’un projet de mobilité alternatif reposant sur la nécessité urgente de la mise en œuvre d’un réseau de transports collectifs attractifs et fiables, ainsi que le projet de création d’une zone à trafic limité (ZTL) sur les quartiers littoraux;
  • Focalisation multimodale mettant en valeur les modes doux.
  • Réalisation d’un tracé respectueux des quartiers traversés, si l’emprise du boulevard est en partie utilisée, notamment l’évitement d’une manière ou d’une autre des espaces naturels menacés.
  • Etude de la faisabilité d’autres projets plus spécifiques comme : garder l’emprise pour faire uniquement une trame verte continue et paysagée avec piste cyclable et sentier piéton, avec éventuellement des transports collectifs sur une partie du tracé.
Les écoles marseillaises
 

Situation actuelle

Marseille doit protéger tous les enfants dans tous les quartiers et quelque soit leur situation.
Or aujourd’hui il y a au moins 150 mineurs non scolarisés à Marseille. Les enfants sans papiers et les enfants rom sont des enfants en danger car ils vivent dans la rue. Nous avons des jeunesses entières qui sont en dehors des circuits scolaires.
Nous avons aussi des enfants handicapés qui ne trouvent pas de place dans les écoles faute d’accompagnement par une AESH.
La crise due au Coronavirus a provoqué une crise sanitaire sans précédent et a mis en avant des problèmes aussi terribles que manger à sa faim. Les cantines sont apparues dans leur rôle social pour les familles avec ou pas des revenus très bas. Les enfants dont le seul repas équilibré était celui de la cantine en ont été privés.
Le manque flagrant de personnel municipal pour les écoles a empêché les élèves d’être accueillis dans de nombreux établissements.
Les inégalités sociales ont explosé avec le confinement, ont exacerbé les différences au détriment des plus fragiles et des plus démuni.e.s.
Sans la solidarité des citoyen.ne.s, de militant.e.s, d’associations on aurait eu des drames.

Les enjeux

Donner à ceux qui ont moins à ceux qui n’ont rien…
L’enjeu principal, c’est l’avenir de la jeunesse de notre ville du nord au sud…
La gestion de crise sanitaire par la Mairie de Marseille s’est révélée être en dessous de tout. Absente, voire inexistante durant la crise, la ville a laissé consciencieusement le soin aux associations et citoyens bénévoles de venir en aide aux familles et enfants les plus démunis et de prendre en charge l’organisation et la distribution de repas et de colis alimentaires (plus de 1000 par jour !). Son indifférence à l’égard de la détresse de sa population dès les premières semaines de la crise s’est aussi traduite par sa lenteur à mettre en place un plan d’urgence sanitaire et sociale. La 1ère « cellule de crise », demandée avec insistance par le PM, a eu lieu le 9 avril, soit 4 semaines après le début du confinement, et la réouverture de la cuisine centrale gérée par Sodexo pour seulement 5000 repas par jour (50000 en temps normal) le 29 avril, et dont les distributions ont été confiées à 5 associations. Nous avons pu également constater que le CCAS n’a pas été suffisamment à la hauteur pour protéger les enfants des quartiers paupérisés de la souffrance physique et psychique engendrée par la crise.
Par ailleurs, malgré l’effet d’annonce de JC Gaudin à propos du dispositif sanitaire sensé être prêt pour l’ouverture des écoles le 11 mai, il a été constaté d’énormes insuffisances lors de la réouverture, manque de personnels d’encadrement, de masques, de gel, de serviettes à usage unique, aménagement d’accueil inadapté…
L’équipe actuelle Gaudin/Vassal n’a pas pour vocation à préparer l’avenir des petits marseillais et marseillaises ! CQFD

Les propositions du Printemps Marseillais

Proposition 1 : Un retour en régie municipale pour la cantine et la gratuité pour les revenus les plus bas.
Proposition 2 : Un véritable accompagnement scolaire pour les enfants en difficulté dans tous les quartiers.
Proposition 3 : Une aide pour les familles monoparentales.
Proposition 4 : L’école à l’école pour les mamans ne parlant pas français sur le temps scolaire.
Proposition 5 : Des colonies de vacances pour tous et toutes les petit.e.s marseillais.e.s.
Proposition 6 : Des fournitures scolaires gratuites pour une base et un ordinateur ou une tablette gratuite pour les collégien.ne.s (CD 13).
Proposition 7 : Recrutement d’AESH (Education nationale) et d’AVE (Mairie) permettant l’accueil de tous les enfants en situation de handicap de la maternelle au lycée.
Proposition 8 : Les transports en commun gratuits pour tous les scolaires.
Proposition 9 : La mise à l’abri de tous les mineurs et de leurs familles. Tout le monde a droit à un
toit.
Proposition 10 : Augmentation des subventions par école versée par la caisse des écoles (mairie) pour des projets culturels et éducatifs.
Proposition 11 : Travailler étroitement avec les centres sociaux et les associations de quartier.
Proposition 12 : Pour une égalité de chance à l’école, soutien scolaire en partenariat avec des
associations pour l’aide aux devoirs.
Proposition 13 : Favoriser les rencontres intergénérationnelles.
Proposition 14 : Recruter des agents municipaux (actuellement 3000 tous grades confondus), des ATSEM, des AE et des agents d’entretien.

Lieu intergénérationnel à visée sociale

 

Le contexte

Dans les différentes interventions, pendant la campagne, de notre candidate pour le 6/8,
Olivia Fortin, très vite, au regard de sa connaissance des enjeux du secteur est apparue la
nécessité de travailler sur deux axes : le lien social et la préoccupation d’un quotidien de
qualité pour nos seniors.

Lors d’une de ses visites sur site, elle est venue à la rencontre de plusieurs usagers d’un lieu particulier dans le 8 e arrondissement : l’Espace Saints Anges, au sein du périmètre de la Maison d’Enfants les Saints Anges et Petits Diables.

Ces usagers, d’origines, de milieux et d’âges très divers, ont pour dénominateur commun de partager un lieu pour pratiquer leurs différentes activités, à des tarifs occupationnels
privilégiés, en échange d’une contrepartie sociale profitant aux enfants accueillis par la
Maison d’Enfants au titre de la Protection de l’Enfance. Cette contrepartie prend différentes formes selon l’activité du club ou de l’association concernée : des adhésions gratuites pour les jeunes de la Maison d’Enfants, des places pour participer aux activités, un traitement privilégié pour certains dans les dispositifs d’accompagnement, du soutien scolaire de la part d’enseignants à la retraite,…

Et c’est ce dernier exemple qui a fait sens pour la candidate et son équipe : permettre une rencontre de deux objectifs a priori différents, à savoir un occupationnel de qualité pour nos séniors et une utilité sociale dédiée.

Les enjeux

Le constat, souvent désolant au sortir d’une mandature sortante de très nombreuses
années, est que, si l’on exclut les mesures ou dispositifs privilégiant l’entre-soi, qui ne
nécessitent que très peu d’ambition politique, restent clairement clientélistes, mais surtout n’apportent que très peu de plus-value en terme de projet de société, il existe finalement très peu d’espaces de rencontres sociales et intergénérationnelles sur le secteur (à part le parc Bagatelle, mis à toutes les sauces et clairement privatisé par les habitants du quartier et les amis de Monsieur Moraine…)

Or, de nombreux habitants, souvent d’un certain âge, font clairement état d’un besoin de
lieux dédiés à l’accueil convivial pour se retrouver et pratiquer leurs activités favorites.

Rejoignons donc les deux constats pour imaginer un projet social d’un autre type alliant les deux objectifs : permettre à nos seniors de se retrouver dans des lieux agréables, ouverts et chaleureux, tout en leur permettant d’exercer leurs compétences et leur humanité en direction des autres, particulièrement les plus vulnérables…

Il ne s’agit aucunement d’une utopie politique ou d’une caricature de société alternative,
mais bien de proposer des espaces concrets, de vie et de rencontre des autres, tout en
recherchant son propre intérêt et la pratique de son activité favorite.

Les propositions du Printemps Marseillais

Proposition 1 :

Identifier un lieu agréable, convivial sur le secteur du 6/8.
Accoler au projet d’aménagement, voire de rénovation du site, un projet social ambitieux, humaniste répondant aux deux objectifs pré-cités : proposer un lieu pour la pratique de différentes activités en direction d’un public senior, et modéliser un système de contrepartie adapté pour générer une plus-value sociale concrète.
Identifier un opérateur associatif (ou plusieurs) pour faire vivre ce lieu, qui pourrait devenir emblématique d’un autre projet de société plus solidaire et plus humaniste.

Proposition 2 :

Isoler une ligne budgétaire délocalisée sur la Mairie de Secteur, pour soutenir, au-delà de ce lieu et des acteurs présents sur ce lieu, toute action associative à visée intergénérationnelle et ayant une utilité sociale avérée.

Création de deux médiathèque

 

Le contexte

Le réseau de bibliothèque de Marseille, hormis la réalisation de la bibliothèque Alcazar en 2004 ne s’est plus étendu depuis. La plupart de ses réalisations datant des années 80, il est actuellement sous-dimensionné dans de nombreux secteurs y compris dans le 6ème et 8ème arrondissement. Le secteur 6/8 compte presque une centaine d’établissements scolaires du primaire aux lycées, une population de plus de 200 000 habitants et dispose en tout et pour tout de deux bibliothèques municipales, de taille très modeste ne permettant pas, malgré le dévouement des personnels, d’accueillir sur des plages horaires étendus un public de jeunes, d’étudiants ou de plus ancien autour d’activités culturelles intergénérationnelles, de salles d’études ou même d’endroits de travail en commun. Le réseau associatif de l’Office Central des Bibliothèques anime lui cinq bibliothèques de quartier dans le 6/8.

Deux bibliothèques municipales dans le 6/8 dont aucune ne dispose d’une boite de retour des documents hors de ses horaires d’ouverture :

  • Bibliothèque Bonneveine (centre commercial Bonneveine) ouverte de 10h à 13h et 14h à 18h du mardi au samedi (que l’après-midi le mardi et jeudi)
  • Bibliothèque Castellane (métro Castellane) ouverture tous les jours sauf le dimanche 14h-18h, avec une plage de matinée, 13h-18h le mardi et vendredi

La fonction et la vocation des bibliothèques et médiathèques a beaucoup évolué avec le développement des outils numériques et les nouvelles habitudes de consommation culturelles (vidéo à la demande, livres électroniques) mais aussi sous l’effet du travail à distance, des nouvelles pédagogies favorisant le travail en groupe. La bibliothèque n’est plus seulement un lieu de dépôt et d’emprunt de document, elle devient un lieu doté de nouvelles ressources pour la découverte culturelle, elle accueille le travail en commun, elle est un lieu ouvert sur de nouveaux horizons culturels favorisant une sociabilité autour de la connaissance de la culture et de l’éducation.

Notre proposition

Convaincus que le sous-dimensionnement actuel du réseau provient d’un manque d’ambition sur le développement éducatif et culturel et convaincus que celui-ci doit être stimulé par une offre de qualité, atteignant une taille critique et accessible à des horaires plus étendus, nous proposons un nouvel investissement dans le réseau public.

Nous proposons la création pendant le mandat de deux nouvelles médiathèques dans le cadre du réseau de Bibliothèque de la ville de Marseille dotées d’une capacité d’accueil de 400 places au minimum, de salles de formation et de salles de travail. Ces lieux auront vocation à accueillir des activités des écoles primaires publiques de la Ville de Marseille, initier les enfants à la découverte de la lecture, accueillir des cours de soutien scolaire associatif et des salles pour les projets et ateliers collectifs. Enfin une nouvelle animation pour la découverte des nouveautés littéraires et des débats scientifiques pourra dynamiser le réseau des bibliothèques municipales de la ville de Marseille (BMVM) en lien avec les acteurs culturels et universitaires du territoire.
Ces lieux permettront de répondre à une demande de collectif pour la connaissance, le débat, la discussion intergénérationnelle. Ils permettront aux étudiants et travailleurs à distance de trouver des lieux accueillant, dotés des meilleures ressources.

Développer l’offre culturelle et éducative dans le 6/8

  • Étendre les horaires d’ouverture du réseau actuel en matinée et en soirée, en concertation avec les personnels, si nécessaire en investissant dans des contrats publics aidés à volume horaire faible, réservés à de jeunes étudiants ;
  • Développer les synergies avec les universités de Marseille, les établissements à vocation de recherche et d’enseignement autour d’un programme de conférence sur les sorties littéraires, la science, la médecine, la citoyenneté, les relations internationales, les sciences sociales, l’art…
  • Développer les synergies avec le réseau associatif des bibliothèques de quartier de l’Office Central des Bibliothèques dans une logique partenarial, pour la diffusion d’une culture de la lecture ;
  • Accueillir plus d’ateliers découvertes de lecture des écoles primaires de la Ville de Marseille ;
  • Optimiser la collecte et circulation des ouvrages en prêt et la collecte des retours au niveau de l’ensemble du réseau BMVM ;
Legré Mante

 

Le contexte

Historique de la pollution :
L’usine Legré-Mante, qui a fermé ses portes en 2009, fabriquait jusqu’à sa fermeture de l’acide tartrique (de 1888 à 2009) et précédemment du plomb (de 1875 à 1884). Le propriétaire, le groupe Margnat, avait décidé de valoriser le site par une opération immobilière. Il reste aujourd’hui une friche industrielle, avec des dépôts de matériaux pollués par de nombreux produits – plomb, arsenic – cadmium – et des bâtiments en mauvais état avec des toitures comportant de l’amiante.

Historique des projets :
Plusieurs projets de construction ont vu le jour mais n’ont pas abouti (un Permis de Construire annulé par le Tribunal administratif de Marseille). La propriété appartient actuellement au Groupe Ginkgo, qui a déposé un dossier de demande de permis de construire en décembre 2019. Ginkgo est un fonds d’investissement spécialiste des opérations immobilières sur des sites pollués, dont les principaux investisseurs sont la CDC (Caisse des Dépôts et Consignations) et la BEI (Banque Européenne d’Investissement).

Les enjeux

Coût de dépollution important :
Le coût annoncé pour la dépollution est de 9 à 11 M€ auxquels il convient d’ajouter le coût d’entretien des dispositifs de confinement les terres polluées sur le littoral. A noter qu’il existe aussi un crassier en bord de mer qui est une agrégation de nombreux déchets toxiques accumulés pendant des années. Il s’érode dans la mer.

Mobilisation active :
Très forte sensibilité de la population sur les risques inhérents aux travaux de terrassement (dispersion et transport de particules polluées par le vent), ainsi que du fait de la présence d’amiante. Une association est très active sur le sujet : Comité Santé Littoral Sud, ainsi que plusieurs CIQ dont le CIQ de la Madrague et le CIQ de Saména.

Dimensionnement soutenable :
Craintes aussi par rapport au dimensionnement des réseaux (assainissement, eau,…), et craintes du fait de l’afflux de véhicules supplémentaires du fait de l’urbanisation.

Les propositions du Printemps Marseillais

Au Printemps Marseillais, nous considérons que le rôle de la Ville est de suivre, en co-construction avec les habitants et les associations locales et en relation avec les services de l’Etat (DREAL, ARS notamment) le projet de réaménagement du site.
Il ne s’agit surtout pas de donner un chèque en blanc à un aménageur, mais d’être attentif à un projet, qui devra impérativement respecter plusieurs points essentiels :

  • Veiller à ce que le projet contribue aux besoins de revitalisation du quartier sans le dénaturer : services publics, commerces de proximité,
  • Veiller à ce que le programme soit soutenable pour le quartier, en termes de nombre de logements, de places de parking et de capacité des équipements publics : voiries d’accès, réseau d’assainissement, … En particulier, tout projet d’aménagement devra prendre en considération les conditions de circulation, en cohérence avec la mise en œuvre d’une politique globale de déplacements sur le littoral ;
  • Veiller à ce que le PLUI ne soit pas modifié en vue de permettre notamment d’étendre encore la phase collinaire des constructions. L’OAP est déjà très permissif.
  • Veiller à ce que le projet prenne en compte l’aspect patrimonial et historique du site, en partenariat avec le Parc national des Calanques ;
  • Assurer la sécurité sanitaire de la population pendant les travaux de dépollution et de construction (notamment durant les opérations de terrassements et de désamiantage) en mettant strictement en œuvre les mesures de confinement indispensables, et après pour l’entretien ;
  • Assurer, en relation avec les services de l’Etat, un contrôle strict, extérieur et indépendant tout au long des travaux, en vérifiant tout particulièrement l’absence d’émission de polluants (amiante, particules fines,…). Le Printemps Marseillais préconise la mise en place, sans délai, d’un comité de suivi de site.

Pour le Printemps Marseillais, ce projet doit être discuté avec la population, les associations, les CIQ, en co-construction.

Lutte contre les discriminations
 

Le contexte

Marseille est une ville multi-discriminatoire, les politiques publiques en matière de lutte contre les discriminations (sexistes, racistes ou homophobes) et, de promotion de l’égalité sont inexistantes.

Mises de côté par la municipalité, elles sont laissées à l’initiative des entreprises et du monde associatif.

Pour la majorité Gaudin, la lutte contre les discriminations n’a jamais été un enjeu. Derrière le discours incantatoire sur Marseille comme ville diverse et cosmopolite, les politiques publiques municipales ont plutôt accru les inégalités sociales, et donc affecté les personnes qui subissent des discriminations.

Les enjeux

En 2013, un classement des villes les plus anti-racistes classée Marseille 50e sur 50 (Enquête République et Diversité et le CRAN)

En 2012, un classement des villes les plus LGBT friendly classé Marseille 21e sur 23 (enquête de Têtu)

En plus des classements qui soulignent le désintérêt profond de la majorité actuelle pour la lutte contre toutes les discriminations, les associations d’aide et d’accès aux droits sont peu soutenues.

Les propositions du Printemps Marseillais

  • En partenariat avec les associations existantes, Ccréer des évènements municipaux à l’occasion du 8 mars, de la journée internationale de lutte contre les LGBT-phobies, de la journée de lutte contre les violences faites aux femmes.
  • Avoir un.e adjoint-e délégué.e à la lutte contre les discriminations
  • Créer un observatoire des inégalités et des discriminations pour :
      • Informer et sensibiliser les habitant.e.s avec des documents ressources (guide, brochure, site internet).
      • Mettre en place des outils de recensement des actes discriminatoires en partenariat avec les acteurs locaux et faire 
      • Faire un état des lieux des zones peu sures pour les femmes dans le secteur, à travers l’organisation de marches exploratoires.
      • Mettre en place des outils de consultation des acteurs sociaux pour favoriser la lutte contre les discriminations et la formation de tous les acteurs (justice, police, associations, santé, éducation, travail social)
      • Développer la collaboration avec les services du Défenseur des droits
  • Renforcer l’accompagnement dles victimes de discriminations et de violences par des dispositifs d’accueil et d’urgence.
  • Mettre la question des discriminations à l’ordre du jour des différents mécanismes de consultation de la population qui existent dans la municipalité (conseil municipal jeunes, CIQ…)
  • Faire de la ville un employeur exemplaire en matière de promotion de l’égalité (assurer l’égalité des chances, former le personnel municipal à la lutte contre les discriminations)
Mobilité sur le littoral sud

 

Le contexte

Saturation de la circulation :

  • Accessibilité difficile : les conditions d’accessibilité aux quartiers sud : Vieille Chapelle, Pointe Rouge, Madrague de Montredon, Saména, les Goudes et Callelongue sont très difficiles du fait de l’éloignement du centre-ville, des difficultés de circulation et du déficit en places de stationnement.
  • Effet accélérateur : il n’existe qu’une seule voie d’accès à partir de Pointe Rouge, en impasse à Callelongue. Cette situation est aggravée une bonne partie de l’année, du fait des déplacements de loisirs : accès aux plages, aux Calanques, accès de bateaux au point de mise à l’eau de Pointe Rouge,…

Transports en place :

  • La desserte par bus est assurée par la ligne 19 jusqu’à la Madrague de Montredon, avec une navette – la ligne 20 – qui assure une desserte squelettique jusqu’à Callelongue.
  • Entre avril et septembre, les navettes bateaux entre Pointe Rouge et Les Goudes d’une part, le Vieux-Port d’autre part. mais avec une capacité limitée.

Les enjeux

Inertie des pouvoirs publics :

  • La saturation de l’axe principal – avenue de la Madrague Montredon – et les problèmes de stationnement existent depuis les années 1990 et ne font que s’amplifier avec l’attrait touristique de plus en fort des calanques. Malgré cet historique, la municipalité, puis la Communauté urbaine, puis la Métropole ont fait preuve d’une remarquable inertie pour proposer et mettre en œuvre des solutions.
  • De nombreuses études, notamment celle de l’AGAM en 2014 et les ateliers de concertation du Parc national des Calanques en 2018 ont analysé en profondeur les problèmes, ont fait des propositions mais cela n’a jamais été suivi d’effets.
  • Plusieurs associations ont aussi alerté, fait des manifestations et rencontré les pouvoirs publics, sans succès.

Les enjeux :

  • Permettre aux habitants de ces quartiers de rejoindre, principalement, leurs lieux de travail, les commerces, les établissements d’enseignement, les hôpitaux…tout simplement pouvoir se déplacer.
  • Il y a une convergence d’opinions sur le fait qu’il faut limiter l’accès des automobiles avec un développement concomitant des transports collectifs et des modes doux.
  • Les conditions de circulation seront encore aggravées si le projet de Boulevard urbain sud était mené à terme provoquant ainsi un doublement du flux de voitures sur le littoral.
  • Les projets d’urbanisation dans le secteur (site Legré-Mante, Compagnie du Fil de Lin,…) vont également entraîner une augmentation de la circulation routière et accroître encore le déficit de stationnement.

Autres éléments de contexte :

  • Accès aux restaurants : les mesures à prendre doivent tenir compte des contraintes propres aux commerces, en particulier les nombreux restaurants et bars entre Vieille Chapelle et Callelongue (environ 42 restaurants), pour lesquels se pose la question de l’accessibilité par voiture, pour les jeunes enfants et surtout les personnes âgées, et en soirée.
  • Travaux en 2019 : les travaux réalisés en 2019 dans le secteur de la Savoisienne (suppression du couloir bus, de la piste cyclable, passage en 2 voies sur 300 m), s’ils ont entraîné une amélioration apparente de la circulation, se sont accompagnés d’une accélération de la vitesse des voitures sur la section concernée, représentant un risque et une nuisance supplémentaires pour les riverains.
  • Le temps long : il est indispensable de penser à long-terme l’aménagement du secteur et la mobilité car les bidouillages n’ont pas d’effet ou simplement à court-terme.

Les propositions du Printemps Marseillais

Les mesures ci-après proposées devront être débattues avec les différents acteurs pour aboutir autant que possible à des solutions consensuelles et partagées. Elles s’inscrivent bien évidemment dans le cadre du programme général du Printemps Marseillais : doublement de l’offre, extension des plages horaires le soir, tarification.

Proposition n°1 : Réaliser une étude globale sur les déplacements et le stationnement sur le littoral sud, prenant en compte les attentes et besoins de la population, les études déjà réalisées, les projets d’urbanisation, la nécessité de promouvoir les déplacements en transports collectifs et en modes doux.

Proposition n°2 : Réorganiser et développer le réseau de transports collectifs

  • Créer une ligne 19 jet-bus qui ne desservirait plus, entre Castellane et Vieille Chapelle, que les arrêts Rond-Point du Prado et La Plage (au niveau du David) alors qu’il y a aujourd’hui 16 arrêts, ce qui permettrait un gain de temps important.
  • Les conditions de prolongement de la ligne 19 jusqu’à Callelongue (table d’orientation) seraient examinées avec attention afin d’améliorer la desserte aujourd’hui assurée par la ligne 20.
  • Prolonger la ligne 45 depuis l’École de la Marine Marchande jusqu’au littoral, favorisant ainsi l’interconnexion avec le 19 et créant un lien avec l’intérieur du 8ème et le sud du 9ème.
  • Développer l’offre maritime avec une pérennisation des navettes tout au long de l’année (en adaptant la fréquence), et une augmentation de capacité de transport. La possibilité de réserver un contingent de places aux abonnés RTM (notamment les salariés qui utilisent la navette quotidiennement) sera étudiée, ainsi qu’une file dédiée.
  • La mise en œuvre de ces mesures permettrait d’offrir aux marseillais et aux visiteurs une alternative attractive et fiable à la voiture, facilitant ainsi la mise en œuvre de la proposition n°3.

Proposition n°3 : Favoriser les déplacements par modes doux :

  • Développer le réseau de pistes cyclables entre le Rond-Point du Prado, David et Callelongue – dans la mesure du possible-, permettant ainsi une continuité avec la piste existante et permettant aux personnes de bénéficier d’un itinéraire sécurisé et attractif, avec création de points de stationnement dédiés. Au moins 3 autres stations de Vélo seront créées : à la Madrague, aux Goudes, à Callelongue.
  • Développer les itinéraires piétons permettant de se déplacer librement, sans obstacles ni stationnements intempestifs, tout le long du littoral avec suppression des points durs (Les Goudes-Samena, Rd Pt Jourdan-Barry..). Etudier la possibilité « d’un sentier douanier ». Rénover les trottoirs et les bandes signalétiques au sol pour malvoyants, végétaliser les circulations piétonnes pour les ombrager, vider les rues du stationnement illégal, notamment bd Jourdan Barry.

Proposition n°4 : Créer une Zone à Trafic Limité (ZTL) avec un filtrage des voitures pour limiter l’accès aux seuls riverains, à leurs visiteurs, aux clients des restaurateurs. Le dispositif pourrait consister en un système de lecture de plaques d’immatriculation automatique relié à un fichier recensant les véhicules des habitants, assorti de dispositions particulières pour les visiteurs, les travailleurs, les clients des restaurants, …, le tout bien évidemment avec l’accord de la CNIL pour ce qui concerne le respect de la vie privée. Le ou les points de contrôle seront à déterminer avec soin pour ne pas provoquer de pression excessive sur le stationnement en amont immédiat des points de filtrage.

Proposition n°5 : Créer des parkings relais en amont pour permettre à tous de déposer leur véhicule et continuer leur trajet en transports en commun : métro, tramway, bus, bateau… ou à Vélo.

Parc de la Cômerie - Le couvent des Franciscaines

 

Le contexte

Le parc de la Cômerie est situé au 202 rue Breteuil (6ème arrdt), accessible également par le 5 rue Lacédémone.

Il dispose d’une superficie de 10 000 m2 abritant de nombreuses espèces végétales (pins, figuiers, platanes, tilleuls, cèdres, arbres fruitiers …). Dans le parc se trouvent des bâtiments : le couvent d’une superficie de 3000 m2, une chapelle de style neo-roman 935 m2 ainsi qu’un pavillon de 116 m2. Egalement deux bâtiments adjacents (un immeuble de 3 étages, type marseillais, et un pavillon) donnant sur la rue Breteuil totalisant 490m2 de surface et un jardin de 200m2 environ.
Actuellement, ces annexes sont provisoirement occupées par l’association Camelot Europe, gestionnaire de bâtiments vacants. Elle y loge actuellement des personnes en situation de précarité.

Il s’agit d’un ancien couvent des Sœurs franciscaines missionnaires de Marie qui occupaient le lieu depuis 1885.

A l’origine les Soeurs franciscaines comptaient le vendre pour 10M€ à un promoteur immobilier, la mairie par voie de préemption a acquis le parc pour 6,5M€ (délibération du conseil municipal du 8 octobre 2018).

Par ailleurs, la mairie a voté lors du conseil municipal du 16 septembre 2019 le principe de cession d’une petite parcelle du parc à l’école privée Notre Dame de France afin d’y réaliser des installations sportives. La surface acquise est de 30mx4m, le long de la jonction entre le parc et l’école primaire. (VERIFIER si l’école a acheté ou acquis cette parcelle).

Le parc a ouvert le 2 décembre 2019 après quelques travaux pour sécuriser les lieux (500 000€ délibération du conseil municipal du 17 juin 2019). Pour le moment, seules les barrières de sécurité qui séparent le bâtiment du parc ont été réalisées. Aucun aménagement d’aire de jeux pour le moment. Seul l’entretien du parc et du verger est actuellement fait par le service de la mairie.

Horaires d’ouverture :
du 1er octobre au 31 mars : 7h45 – 17h15,
du 1er avril au 30 septembre : 7h45- 18h45
L’entretien du parc est géré par la Mairie centrale et non la mairie de secteur.

Concernant le bâti (3000m2 de surface), dans l’attente de la création d’un centre des Arts et de la Culture, l’association Montévidéo, dirigée par Hubert Colas, metteur en scène, qui occupe déjà le centre Montévidéo impasse Montévidéo, depuis novembre 2019, a obtenu un titre d’occupation temporaire de l’ancien couvent jusqu’en 2023. L’association porte un projet artistique avec des ateliers d’artistes, des ateliers de pratiques amateurs, des évènements culturels comme, par exemple, les manifestations MANIFESTA 13 et AFRICA 2020. Ce lieu sert actuellement d’hébergement d’artistes.

Mais depuis le début de l’année, très peu d’artistes y résident. L’association Montévidéo manque cependant de moyens financiers pour développer son projet culturel. La mairie ayant mis à disposition le couvent jusqu’en 2023 laisse le soin à l’association de trouver les subventions pour développer le projet. La location octroyée a été tout récemment fixée à 3000 euros par an, soit 300 euros par mois (l’association a payé 3000 euros pour les 2 derniers mois d’occupation en 2019).

Sources :

http://m.lamarseillaise.fr/marseille/politique/71393-les-hauts-de-perier-une-terre-divine-promise-aux-promoteurs

https://madeinmarseille.net/50411-parc-comerie-jardin-public-breteuil/
https://www.frequence-sud.fr/art-66178-un_nouveau_parc_d_un_hectare_va_ouvrir_au_centre_de_marseille_en_decembre_marseille
https://www.livre-provencealpescotedazur.fr/blog/montevideo-a-la-tecircte-de-la-comerie-2594

Les enjeux

L’équipe sortante a acquis très récemment le parc de la Cômerie. Ce qui est en soi plutôt une belle initiative, mais jusqu’où…

Ce parc, seul poumon vert du quartier, doit rester public car on peut craindre l’appétit féroce des promoteurs comme par exemple pour l’acquisition de l’immense terrain (4000m2) de la Poste Lacédémone toute proche, ou la privatisation du bâti sur le parc Valmer.

Le projet de l’équipe sortante est de réaliser la création d’un centre des Arts et de la Culture. Cependant, interviewé sur le sujet le maire de secteur actuel envisage le maintien ou la démolition du bâti existant selon une étude de faisabilité. La démolition du bâti serait dommageable car il fait partie du patrimoine du quartier, comme d’autres couvents au pied de Notre Dame de la Garde.

Par ailleurs, les 2 bâtiments indépendants (170 et 172 rue Breteuil) temporairement occupés, l’un par l’association Camelot Europe, l’autre par Montévidéo attisent l’appétit des promoteurs, d’après la présidente du CIQ Vallon Montebello, et une occupante de l’immeuble géré par Camelot. Aucune indication sur ces possibles ventes n’a été trouvée, cela ne reste qu’une hypothèse. Cependant, une trentaine de pins à l’intérieur du parc, situés à l’arrière de ces deux bâtiments, ont été marqués (en vue d un abattage ?). Et une autre petite parcelle, située à l’arrière du couvent, a été entièrement clôturée.
La question de la pérennisation du projet du Centre des arts et de la culture au-delà de 2023 est à soulever.

Simon Guieu, administrateur général de l’association Montévidéo, nous a transmis un document de travail et informé que la construction du projet a pris du retard suite au confinement, au décalage des élections, et aux incertitudes quant aux financements, entrainant l’annulation ou le report des événements prévus cette année (Saison Africa 2020, Manifesta…).

D’après un agent des Parcs et Jardins de la ville que Simon a rencontré sur le site, un budget de 2 M€ aurait été voté par la ville pour un aménagement « ambitieux » du parc. A vérifier.

Ce parc est une occasion extraordinaire d’enrichir le 6ème arrondissement d’un nouvel espace vert, public ; ainsi que d’un centre culturel décentralisé ouvert aux habitants et aux écoles du quartier.

Les propositions du Printemps Marseillais

Dans le Parc et le couvent :

Proposition 1 : Elargissement des horaires d’ouverture. Surtout le soir et l’été

Proposition 2 : Création d’une aire de jeux pour les enfants et aménagement de zones de détente (bancs, chaises longues etc.)

Proposition 3 : Création d’un jardin partagé

Proposition 4 : Soutien au développement du projet porté par l’association Montévidéo, un véritable centre culturel dans le 6ème arrondissement en liaison avec le conservatoire de musique
et l’école des beaux arts de Marseille

Proposition 5 : Organisation de manifestations culturelles pour les habitants, en particulier l’été en soirée : guinguette avec concerts, ciné plein air…

Dans les deux bâtiments indépendants :

Proposition 6 : Crèche municipale

Proposition 7 : Annexe du Conservatoire de musique

Proposition 8 : Espace à mettre à la disposition d’associations de soutien scolaire

Proposition 9 : Lieu d’échanges intergénérationnels

La petite enfance

 

La situation actuelle des crèches

23 établissements dans le 6ème (uniquement 2 municipaux; 7 associatifs; 14 privés type micro-crèches : 10 enfants maxi). SOIT 572 PLACES PAR JOUR

25 établissements dans le 8ème (4 municipaux; 12 associatifs; 9 privés type micro-crèches : 10 enfants maxi). SOIT 821 PLACES PAR JOUR

Offre d’accueil complétée par les assistantes maternelles mais qui relèvent de la compétence du conseil départemental via la PMI.
Une offre inégale, insuffisante dans certains quartiers, qui fait la part belle au secteur privé.
Accessibilité au site d’inscriptions (plateforme Superminot) difficile pour les familles précaires (pas d’outil informatique, compréhension, etc.)
Accessibilité pour les publics “sensibles” (familles monoparentales, sans-papiers, enfants en situation de handicap) encore trop aléatoire selon les directions, les gestionnaires. Seules les crèches municipales établissent des critères pour les commissions d’attribution.

CHIFFRES

Naissance (en 2014)
– dans le 6e : 587
– dans le 8e : 938

Haltes-garderies
– dans le 6e : 2 (38 enfants)
– dans le 8e : 3 (73 enfants)

Centres aérés municipaux – Accueil collectif de mineurs
5 centres, à partir de 3 ans

Nombre d’assistantes maternelles agréées
– dans le 6e : 126
– dans le 8e : 387

La ville soutient financièrement sur l’ensemble de Marseille :
– 20 lieux d’accueil enfants parents
– 6 ludothèques
– 146 accueils de loisirs sans hébergement

La ville consacre 32M€ par an à la petite enfance (chiffre 2017). Précisément, elle perçoit 8,7M€ de recettes et 27M€ de dotations.
Part des crèches dans le fonctionnement de la ville : 5,5% (du CA en 2017), Lyon 7,2%.
Tous modes de gardes confondus, la ville est en mesure d’offrir une place à 46% des enfants de 0 à 3 ans. C’est inférieur à la moyenne nationale qui est de 52%.

Observatoire de la petite enfance de l’AGAM :
http://www.agam.org/fileadmin/ressources/agam.org/etudes/EQUIPEMENTS/observatoire_qua rtier.pdf

Les enjeux

Au-delà ne la nécessité pour les parents qui travaillent de confier leur enfant, les bienfaits de la socialisation précoce pour les petits enfants et en particulier pour les enfants en situation de précarité/pauvreté ne sont plus à prouver. Non pas dans un souci de performance mais bien dans un accompagnement bienveillant des enfants et de leurs familles permettant au tout-petit de construire son estime de soi et aux parents de prendre confiance dans leur parentalité.
Il manque des places en crèche ! La mairie n’a pas construit de nouvelles crèches depuis 20 ans ! L’effort actuel de la ville pour la petite enfance est pour le moins modéré, et plutôt orienté vers le soutien au secteur privé. Cependant, la ville ne finance pas différemment le privé et l’associatif au niveau des subventions, c’est davantage sur les appels d’offres que cela se joue.
La ville a les moyens, en raison de son implication dans le financement des établissements, de peser sur l’implantation des nouvelles crèches, surtout si elle noue un partenariat avec la CAF des Bouches du Rhône.

Les propositions du Printemps Marseillais

Proposition 1 : Faire l’état des lieux de l’offre de garde existante sur Marseille et optimiser l’existant. Lutter contre les inégalités territoriales en privilégiant les appels d’offre sur les quartiers défavorisés où l’offre de garde est moins importante : identifier ces secteurs-là dans le 6/8.

Proposition 2 : Garantir une offre de service publique ou associative face à la progression importante du secteur privé, plus coûteux pour les familles.

Proposition 3 : Réunir dans une commission tous les gestionnaires des différents modes de garde (publics et privés) pour travailler sur une offre cohérente à l’échelle de la ville (transparence des critères d’attribution des places pour les parents, réflexion sur les besoins spécifiques des familles, gestion de priorités: mères isolées, enfants en grande précarité, en situation de handicap, enfants “sans papier” …)

Proposition 4 : Revoir le financement-ville des établissements (16 euros par jour et par enfant présent). Harmonisation avec le financement CAF, à réfléchir.

Proposition 5 : Développer les lieux parents/enfants, groupes thématiques dans les crèches (type “café des parents”) pour soutenir la parentalité.

Proposition 6 : Faire connaitre les dispositifs existants (accueil occasionnel, places réservées, places financées) aux différentes structures leur permettant d’élargir leur offre d’accueil en direction des publics fragiles. Tout petit marseillais devrait pouvoir accéder au moins à 1 jour/semaine, dans une structure collective.

Proposition 7 : Développer accueil périscolaire : mini-centres aérés (ou mini-colos) spécifiques enfants 3/4 ans.

Proposition 8 : Adaptation de l’offre aux besoins de courte durée.

Proposition 9 : Réflexion à avoir sur les espaces d’aires de jeux, relativement éparses dans le 6ème notamment, et d’éventuelles créations.

Végétaliser et protéger la nature en ville

 

Le contexte

Les expert·es le disent tous : les villes comme Marseille subiront des épisodes de canicules de plus en plus fréquents et plus longs. Ces records de chaleur seront accompagnés de phénomènes météo plus violents. Notre ville bétonnée n’est pas prête pour affronter de telles hausses de température et des inondations aggravées. Il est urgent de remettre de la nature en ville pour capter le CO2, réduire la pollution, maîtriser les risques climatiques, créer des îlots de fraîcheur et augmenter le bien-être des habitant·es.

Les enjeux

Le réchauffement climatique, et particulièrement sur les îlots de chaleur urbains, dégradent la santé des Marseillais.

LA SANTÉ DES CITADINS DE PLUS EN PLUS FRAGILISÉE
En ville, on souffre plus qu’ailleurs des canicules : l’écart de température entre le centre-ville et sa périphérie est important, de 2 à 10°C. Or le problème risque de continuer de s’aggraver : la population urbaine, la circulation en ville continuent de s’accroitre. Les îlots de chaleur urbains amplifient et multiplient les maladies chroniques et respiratoires. Les températures élevées accroissent la formation d’ozone et de particules nocives. De plus, la chaleur associée à la pollution atmosphérique a un effet délétère sur la santé particulièrement pour les populations à risque, à savoir les enfants, les personnes souffrant de maladies chroniques (diabète, maladies cardio-vasculaires, insuffisance respiratoire) et les personnes âgées.

Il est urgent de créer une ville qui prend soin de ses habitants.

Les propositions

Proposition 1 : Créer 100 parcs et forêts urbaines de proximité en 2 mandats, dont 3 grands parcs d’envergure

  • Nous créerons 100 parcs et forêts urbaines, pour permettre à chaque Marseillais·e de vivre à moins de 10 minutes à pied d’un parc. Nous végétaliserons en priorité les arrondissements de l’hypercentre dont le 6ème arrondissement, car ils souffrent d’un gros déficit : seulement 3m2 de verdure par habitant·e, alors que l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) recommande 12m2.
    Pour permettre aux Marseillais·es de vivre à proximité d’un grand parc, nous aménagerons 3 nouveaux grands parcs dans la ville en concertation avec les habitants : au sud le grand parc Borély, au centre une forêt urbaine sur la Canebière, au Nord le parc Foresta.
  • Arrêter de détruire ou de privatiser les espaces verts : Nous mettrons fin à tous les projets destructeurs d’espaces verts. Nous rendrons le jardin public Valmer aux Marseillais ; nous protégerons la pinède du Roy d’Espagne.

Proposition 2 : Créer des îlots de fraicheur dans tout le secteur

  • Nous déploierons une politique structurée de l’arbre en ville, protégeant les arbres existants et planifiant des plantations régulières d’arbres adaptés. Trois mesures réglementaires : une palette végétale de référence, fixée par modification du PLUi avec des objectifs bioclimatiques, esthétiques et non allergisants ; un Plan annuel de plantation d’arbres avec objectifs chiffrés ; et une « Charte de l’arbre » renforcée par arrêté municipal comme à Nantes, Rennes, Paris (règles de gestion de la taille des arbres, de leur densité, règles de protection des arbres remarquables) en concertation avec les riverain.es, avec des jardiniers-médiateurs.
  • Nous végétaliserons les places et rues de Marseille. Les places de Marseille sont bétonnées. Elles offrent peu de place pour se détendre et se rafraîchir à l’ombre. Nous développerons de nouveaux aménagements végétaux des grandes places (squares, pergolas, terrasses ombragées…) : dans notre secteur Castellane, Rond-Point du Prado, l’Escale Borély, Place Bonnefon notamment. Programme de plantation d’arbres avec les écoles. Nous créerons des rues-corridors de fraîcheur pour permettre aux piéton·nes et cyclistes de se déplacer sans souffrir de la chaleur. Des arbres seront plantés dans ces rues, en proposant une continuité végétale entre les arbres (plantes, fleurs) en lieu et place du goudron aux pieds des arbres. Là où les rues sont trop étroites pour planter des arbres, nous favoriserons la végétalisation par des pergolas couvertes de plantes grimpantes adaptées. Nous contribuerons à la végétalisation des murs anti-bruit pour les transformer en filtres naturels à particules fines.

Proposition 3 : “Du vert près de chez moi” : du pouvoir pour les riverain·es !

Les riverain·es sont les meilleurs connaisseur·euses de leur quartier, de ses usages et des lieux susceptibles d’être (re)végétalisés. Nous leur donnerons le pouvoir de végétaliser leurs rues. Ils seront invités par l’opération “Du vert près de chez moi” à signaler les lieux qui pourraient accueillir de la végétalisation au plus près de chez eux (délaissés, mobiliers urbains, murs…). Ils pourront signaler ces espaces via une application mobile. Ce sera une occasion nouvelle offerte aux habitant·es de faire vivre leur quartier avec l’aide des services de la Ville. Les sols seront perméabilisés pour accompagner cette végétalisation, permettre l’infiltration des eaux de pluie et réduire le ruissellement.

Proposition 4 : Renforcer le service d’entretien des espaces verts

Marseille n’a aujourd’hui que 54 jardinier·ères et 1 seul paysagiste… pour 282 parcs ! Nous renforcerons les équipes en recrutant davantage de jardinier·ières et paysagistes expérimenté·es pour entretenir les espaces verts existants et pour mettre en œuvre notre politique de création de nouveaux parcs et forêts urbains. Ces équipes auront également pour missions d’accompagner le développement des espaces verts, de faire de la pédagogie auprès de la population pour changer notre rapport à la nature et de veiller à l’entretien des bancs, chemins, éclairages, toilettes et aires de jeux.

Proposition 5 : Développer des jardins partagés et les lieux de convivialité

Nous soutiendrons tous les porteurs de projets de jardins partagés par une aide juridique et technique pendant 3 ans. Ces jardins partagés sont créateurs de liens sociaux et de convivialité entre voisin·nes. Nous équiperons ces jardins partagés de bancs, de matériel de jardinage et de bacs à compost. La Municipalité pourra assurer la maitrise foncière des terrains nécessaires.

Proposition 6 : Arrêter tous les projets destructeurs des espaces naturels

Abandon du projet de Boulevard Urbain Sud transformé en voie de cheminement doux vélo et piéton, de la pinède du Roy d’Espagne et de tous les espaces naturels traversés.

Proposition 7 : Préserver la gratuité de l’accès à la nature !

Le Gouvernement a récemment reçu un rapport intitulé “Parcs nationaux. Quelles pistes de financements additionnels ?”. Ce rapport envisage la possibilité d’établir des droits d’accès au Parc National des Calanques et d’envisager d’autres mesures de financement comme un sponsoring par des entreprises privées, entre autres “innovations”. Nous garantirons la gratuité de l’accès à tous les espaces naturels. Nous nous attacherons au maintien du caractère d’Établissement public et à la gratuité du Parc national des Calanques.

Proposition 8 : Préserver et développer les espaces naturels boisés et le littoral

Nous développerons une politique de protection des espaces naturels boisés fragilisés par le réchauffement climatique. Nous mettrons en œuvre un plan de reboisement massif des collines de Marseille pour étendre les espaces naturels boisés et enrichir leur biodiversité. Ce plan de reboisement sera déployé en collaboration avec le Parc national des Calanques et l’Education Nationale (écoles, collèges, lycées et universités), les associations notamment de réinsertion, ainsi que les organismes de formation et de paysagistes pour impliquer fortement la jeunesse.

Nous protègerons les milieux naturels littoraux pour préserver la biodiversité, pour limiter le ruissellement et l’érosion des sols et maintenir des cheminements piétons agréables. En collaboration avec le Parc National des Calanques et les associations en charge du balisage, nous limiterons les pressions humaines : généralisation de sentiers balisés et bornés pour canaliser la fréquentation et les piétinements, réduction du trafic automobile en bord de mer, notamment à la Pointe Rouge, avec la création d’une Zone à Trafic Limité (ZTL), développement du réseau de transports collectifs : lignes 19, 20, 44, 45, 47, et mise en place de navettes RTM fréquentes, réduction des zones privatisées et des espaces publicitaires. En parallèle, nous reboiserons et nous planterons des végétaux menacés de disparition. Le programme “Life Habitats Calanques” fédère actuellement une campagne de plantation d’astragales, de plantain, de thym à la Pointe Rouge et au Frioul. Il sera soutenu et pérennisé par nos services, en partenariat avec le Parc National des Calanques, le Naturoscope, le Conservatoire du Littoral et l’Agence régionale pour l’environnement (ARPE). Nous lancerons un Grand plan de reboisement des littoraux de la ville (Région Sud – Office National des Forêts).

Proposition 9 : Lutter contre l’érosion du littoral
Nous maintiendrons les banquettes de posidonie sur les plages en dehors de la saison estivale. Les interventions d’entretien seront ponctuelles et non invasives pour laisser l’écosystème naturel reprendre ses droits et pour protéger les plages de l’érosion due aux vagues.

Proposition 10 : Ouvrir les 3 cours d’eau et préserver leurs berges : Huveaune, Aygalades, Jarret
Nous renforcerons la protection de la biodiversité dans le projet de réhabilitation des berges de l’Huveaune, en partenariat avec l’Université et les agriculteurs biologiques du bassin versant. Nous ouvrirons le même chantier pour les Aygalades et le Jarret.

Proposition 11 : Renforcer le programme de récifs artificiels

Dans les années 1990, il n’y avait plus de vie en mer dans la rade sud de Marseille, suite à l’aménagement des plages du Prado : l’herbier de posidonie a été tué et avec lui toute la faune marine. En 2000, la ville de Marseille a lancé l’opération “Récifs Prado”, avec l’objectif d’augmenter et diversifier fortement les ressources marines des fonds meubles de la baie du Prado par l’immersion d’habitats écologiques sous-marins. Depuis, ce programme est négligé par la Ville. Nous pérenniserons le soutien de la Ville de Marseille au programme de recherche scientifique. Nous relancerons un programme éducatif « Récifs du Prado » pour toutes les écoles, collèges et lycées de Marseille. Nous étudierons l’opportunité de prolonger le parc des récifs du Prado vers les Calanques et de créer un nouveau parc de récifs en rade nord. Nous proposerons la création d’une conférence annuelle sur les Aires Marines Protégées urbaines, en réseau avec les autres Aires Marines Protégées et en coopération avec l’Office Français de la Biodiversité. Nous mobiliserons les financements européens adéquats.

Les candidats aux municipales

1. Olivia FORTIN

Cheffe d’entreprise

2. Joël CANICAVE

Enseignant

3. Christine JUSTE

Porte-parole EELV

4. Eric MERY

Avocat

5. Nathalie TESSIER

Institutrice

6. Pierre BENARROCHE

Architecte

7. Véronique BRAMBILLA

Auteure

8. Christophe HUGON

Chercheur indépendant

9. Sophie ROQUES

Photographe

10. Didier EL RHARBAYE

Chef d’entreprise

11. Isabelle LAUSSINE

Coordinatrice santé handicap

12. Lourdes MOUNIEN

Neurophysiologiste

13. Marie MICHAUD

Journaliste

14. Cédric JOUVE

Entrepreneur

15. Anne MEILHAC

Enseignante

16. Pierre LEMERY

Cadre SNCF retraité

17. Juliette MASSON

Directrice de crèche

18. Eliott PERENCHIO

Comptable

19. Dona RICHARD

Commerçante

20. Cyprien VINCENT

Chef de projets

21. Marie-Hélène AMSALLEM

Assistante médico-administrative

22. Jean-Marc BONNAFFOUS

Fonctionnaire d’Etat

23. Micheline ABOURS

Professeure agrégée retraitée

24. Olivier MENETRIER

technicien audiovisuel

25. Alexandra D’AGOSTINO

Ingénieure d’études

26. Baptiste LUSSON

Enseignant

27. Anne RANISE

Assistante médico-administrative

28. Alexandre RUPNIK

Fonctionnaire d’Etat

29. Rosette DENIA SALONE

Agent administratif

30. Pierre CECCALDI

Chercheur en bioénergie

31. Danielle CASANOVA GAVINO

Retraitée éducation nationale

32. Lee FERRERO

Etudiant

33. Pauline DELAGE

Chercheure CNRS

34. Luca INCHIAPPA

Médecin (italien)

35. Murielle CHAMPY

Enseignant chercheur

36. Hervé THOGNARD

Retraité SNCF

37. Michèle PETROFF

Cadre fonction publique

38. Marc RAGOUILLIAUX

Commerçant

39. Françoise TRONVILLE

Secrétaire

40. Charles POUSSEL

Retraité Port de Marseille

41. Catherine TARDIVEL

Ingénieure d’études

42. José ROSE

Professeur émérite

43. Françoise Mc CAVANA

Formatrice retraitée

44. Pedro LIMA

Journaliste scientifique

45. Audrey FREYERMUTH

Enseignante chercheure

46. Frédéric LEGRAND

Journaliste

47. Marie-Françoise PALLOIX

Fonctionnaire d’Etat retraitée

© crédits photos
Sophie Roques
Les candidats à la métropole

1. Olivia FORTIN

2. Joël CANICAVE

3. Christine JUSTE

4. Eric MERY

5. Nathalie TESSIER

6. Lourdes MOUNIEN

7. Marie MICHAUD

8. Cédric JOUVE

9. Anne MEILHAC

10. Pierre LEMERY

11. Dona RICHARD

12. Cyprien VINCENT

13. Marie Hélène AMSALLEM

14. Jean-Marc BONNAFFOUS

15. Micheline ABOURS

16. Olivier MENETRIER

17. Alexandra   D’AGOSTINO

© crédits photos
Sophie Roques
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