Communiqué de presse – 12 avril 2020

Durant cette période de confinement, l’équipe du Printemps Marseillais 6/8 a déjà été amenée à intervenir en matière de salubrité publique.

Elle a saisi le préfet des nuisances du chantier de BONNEVEINE, assuré par NEXITY, qui lui a indiqué transmettre le dossier à la DIRECCTE.

Notre équipe en a alors profité pour signaler les nuisances sonores générées par un autre chantier, celui de la destruction de la POSTE à VAUBAN, qui sont chaque jour plus insupportables.

Malgré ces interventions, lesdits chantiers n’ont jamais été arrêtés et les riverains subissent les désagréments sonores chaque jour dès 8H du matin, voire plus tôt.

Comme nous l’avons déjà indiqué, même si les entreprises ont le droit de poursuivre leur chantier, la salubrité publique ne saurait être mise à mal en ces temps exceptionnels par des intérêts financiers alors que la solidarité doit primer.

La notion de troubles anormal du voisinage est également prépondérante, d’autant plus que les riverains ont à supporter ces nuisances toute la journée, vu qu’ils ne peuvent pas sortir de chez eux à cause du confinement.

Le Printemps Marseillais, s’il a saisi la préfecture, s’étonne également de l’absence de réaction de la Mairie sur ce sujet.

En effet, son pouvoir de police générale, en application de l’article 2212-2 du Code Général des Collectivités Territoriales, l’autorise à prendre toute mesure pour réprimer les troubles de voisinage.

C’est d’ailleurs sur ce fondement que la Mairie a été condamnée par la Cour Administrative de MARSEILLE le 14 mars 2014 pour n’avoir pas pris les mesures nécessaires afin de faire cesser des nuisances sonores.

Elle est également compétente au regard de l’article L 1311-2 du code de Santé Publique, ce qui lui laisse plusieurs moyens d’agir afin de faire cesser les troubles.

Au regard de l’abandon des pouvoirs publics marseillais face à cette crise, laissant les habitants livrés à eux-mêmes, nous ne devrions pas être surpris de cette énième carence.

Néanmoins Monsieur MORAINE a cru bon d’indiquer dans les journaux avoir échangé avec les promoteurs, ce qui n’a semble-t-il pas eu le moindre effet.

Il convient dès lors de lui rappeler qu’il dispose de moyens juridiques pour assurer la tranquillité de TOUS les citoyens de son secteur.

Et si nous insistons sur le terme TOUS, c’est que les travaux qui avaient débuté au 344 avenue du Prado il y a une semaine ont été stoppés dès le premier jour suite à des plaintes de riverains.

Les habitants de BONNEVEINE et de VAUBAN ne valent pas moins que ceux de l’avenue du Prado et devraient pouvoir bénéficier des mêmes égards concernant le respect de leur santé et de leur tranquillité.

Ainsi, à défaut de prise de conscience des différents promoteurs de la gêne insupportable occasionnée, nous espérons que la mairie exercera son pouvoir de police pour défendre la santé de ses habitants, même si ce doit être au détriment d’opérations de bétonnage qui leur sont si chères.

Ce serait là une première.