Le choix de l’école libre

Le choix de l’école libre

Le choix de l’école libre doit être un vrai choix – 24 juin 2020

Madame VASSAL, vous êtes très inspirée en cette fin de campagne, à multiplier les courriers divers à l’attention des habitants du 6e et 8e arrondissements.

Malheureusement cette verve ne s’accompagne pas de la rigueur nécessaire pour vérifier les informations que contiennent ces courriers, à moins que ce ne soit volontaire…

Entre autres diffamations concernant notre programme, vous avez choisi de vous attaquer au sujet de l’école, qui, je vous le rappelle, est la première mission d’une municipalité.
Vous indiquez dans un premier courrier que notre liste mettra fin aux subventions aux écoles privées, puis dans un courrier spécifique adressé aux écoles privées, que notre subvention ne sera que le minimum légal.

Madame VASSAL, il faudrait savoir, Le Printemps Marseillais, il en accorde ou pas des subventions ?

Notre volonté est pourtant très simple à comprendre.

Il est évident que le Printemps Marseillais, qui n’a jamais eu l’intention de relancer la guerre des écoles, entend accorder les subventions dues aux écoles privées, ne serait-ce déjà parce qu’il s’agit d’une obligation légale, et contrairement à vous Madame VASSAL, nous n’avons pas l’intention d’agir en contournant ou en nous arrangeant avec la loi.

Néanmoins, et il s’agit d’un fait incontestable et partagé par l’ensemble des habitants de Marseille, sauf apparemment votre parti, la priorité et l’urgence première sont de rénover et reconstruire nos écoles publiques.

Il est particulièrement inapproprié et indigne de lire de votre part : “je fais partie de ceux qui ont toujours eu à coeur de défendre la liberté des parents de choisir l’école libre : une école de l’excellence (…) dans des quartiers où l’éducation nationale a parfois pu être prise en défaut”, surtout quand on sait que l’état déplorable de ces écoles est due à l’inaction de la majorité à laquelle vous appartenez, et dont l’incompétence a conduit des journaux nationaux à titrer que les écoles marseillaises étaient “la honte de la République !”.

Le plan du Printemps Marseillais pour les écoles, priorité revendiquée de notre mandat, est un plan global d’un milliard d’Euros comprenant les crèches, l’école maternelle et l’école primaire.

Et le terme global n’est pas dénué de sens, dans la mesure où si une école privée devait se trouver en difficulté, nous serions présents pour l’accompagner au maximum, comme pour toute autre école.

Madame VASSAL, l’important n’est pas la nature publique ou privée de l’enseignement, mais les enfants qui reçoivent celui-ci, et pour qui nous avons une obligation de résultats de fournir des équipements dignes pour tous, et non pour nos seuls électeurs, comme en témoigne votre courrier flattant simplement les partisans de l’école privé.

Tous nos enfants doivent recevoir un enseignement de qualité, dans des locaux qui ne sont pas inondés par la pluie, où les rats ne les côtoient pas dans les couloirs, où le chauffage fonctionne, où le plafond ne risque pas de leur tomber dessus, et ce quelque soit l’école qu’ils choisissent.

Car oui, Madame VASSAL, nous sommes attachés aux valeurs de la République, qui permettent le choix entre l’école publique et l’école privée.

Nous refusons simplement que l’école publique soit un choix par défaut, et notre programme n’a d’autre but que réparer votre saccage d’un quart de siècle.

Olivia Fortin, 
Tête de liste du Printemps Marseillais pour les 6eme et 8eme arrondissements

Le tunnel Schloesing

Le tunnel Schloesing

Communiqué de presse – 5 juin 2020

La bretelle SCHLOESING :
Un projet inutile au service d’intérêts coûteux, et destructeur de nature en ville

Début mai, les riverains du Parc du 26e centenaire, heureux de retrouver enfin le chemin du Parc après des mois de confinement, ont vite déchanté : ils ont trouvé des barrières métalliques diminuant le Parc d’environ 10%, empêchant les enfants d’accéder au parc à vélos, et surtout amputé d’une vingtaine d’arbres de 20 ans !

Après le Tunnel Prado Carénage, après le Tunnel Prado Sud, voilà maintenant la bretelle SCHLOESING.

Un projet ancien, qui prévoit la destruction de la passerelle RABATAU en échange d’un tunnel sensé désengorger la circulation dans le secteur, peut-être visionnaire en 1973 mais sans utilité publique depuis la mise en service de la L2 et bientôt de la 1e section du Boulevard Urbain Sud.

Malgré cela, la Métropole de Martine VASSAL a tenu à le maintenir, parce qu’il est très important pour quelques uns.

En effet, SMTPC, détenteur de la délégation de service public pour le tunnel Prado Carénage et tunnel Prado Sud, a obtenu de financer le projet en échange de voir sa concession, qui devait s’achever en 2025, prolongée de 7 ans et 4 mois, soit jusqu’en 2032 !!

Sachant que les Tunnels rapportent 13 millions nets par an, qui auraient pu revenir à la ville à partir de 2025, on comprend l’envie de SMTPC que ce projet voit le jour. C’est aussi un moyen pour la société de Vinci-Eiffage de renflouer le tunnel Prado Sud qui a une faible fréquentation et continuer à rapporter 33% par an aux actionnaires.

Mais le véritable scandale est que pour l’intérêt de quelques uns on va encore faire payer la note aux Marseillais, à plusieurs niveaux :

  • Financier : on prive la Ville qui en a tant besoin d’une ressource de 13 millions par an qui aurait pu lui revenir à partir de 2025 en exploitant directement les Tunnels
  • Ecologique : le projet prévoit une diminution de 3 % de la taille du Parc, dans une ville qui a tant besoin d’espaces verts, et prévoit surtout la création d’une tranchée à ciel ouvert l’intérieur du Parc, pour laisser s’échapper les gaz d’échappement des véhicules

Une aberration à tous les niveaux que Le Printemps Marseillais, qui lutte pour une Ville plus juste et plus verte dénonce avec la plus grande fermeté.

Comment justifier l’abattage d’arbres, l’évacuation de pollution à l’intérieur d’un parc, où viennent quotidiennement des enfants, pour un projet parfaitement inutile, dont les travaux vont durer 38 mois ! Ce tunnel est le symbole de l’appropriation des ressources de notre ville au profit de quelques uns, sans aucune considération pour ses habitants.

 

  • Le Printemps Marseillais demande l’annulation de ce nouveau projet et le retour à la collectivité de la concessiondes tunnels à son expiration en 2025.
  • Le Printemps Marseillais soutient l’association ADRIVE qui se bat depuis des années contre la construction du tunnel Schloesing, et la conseillère de secteur Marie-Françoise Palloix, qui avait porté le recours juridique amenant l’annulation du premier projet par le préfet Stéphane Bouillon.

Problème d’ordre public au Cours Julien : Courrier au Préfet

Monsieur le Préfet,

J’ai été alertée par des commerçants du quartier du Cours JULIEN au sujet de l’insécurité qui règne en cet endroit depuis le confinement.

Du fait de la crise sanitaire, qui a contraint tous les restaurants et bars à fermer pour une durée de deux mois, de nombreuses personnes désœuvrées ont pris leurs quartiers sur le Cours JULIEN, où il règne désormais un réel climat d’insécurité.

Si les restaurants n’ont pas encore rouvert, d’autres enseignes ont repris leurs activités et ont à déplorer de nombreux actes d’incivisme ou de mendicité agressive.
Les parcs pour enfants ne sont plus fréquentés, les parents ne se sentant plus en sécurité pour les amener au milieu de cette ambiance anxiogène.
Plus généralement, il devient dangereux de circuler sur le Cours en cette période, de jour comme de nuit.

C’est jusqu’à une centaine de personnes qui s’agglutinent sur le Cours JULIEN, s’attribuant l’espace notamment en ayant cassé les blocs électriques pour y faire charger leurs téléphones.

Les commerçants ont alerté la mairie de secteur, ainsi que le commissariat de NOAILLES, mais aucune mesure n’a été prise.

Malheureusement, la semaine dernière une personne a dramatiquement trouvé la mort dans ce quartier malgré l’alerte aux forces publiques.

Avec la réouverture prochaine des restaurants, nombreux sur le Cours JULIEN, les risques de conflits sont inéluctables.

Le retour des terrasses va forcément entraîner une confrontation entre les restaurateurs et leurs clients qui vont reprendre possession de l’espace, et les personnes désœuvrées qui vont avoir du mal à accepter de devoir quitter un endroit où ils ont pris leurs habitudes depuis un moment.

Afin d’éviter d’avoir à nouveau à déplorer un drame comme celui de la semaine dernière, je vous demande de faire le nécessaire pour anticiper et prévenir les problèmes dont je fais état et qui ne manqueront pas de se produire si rien n’est fait.

L’espace public devant pouvoir être partagé et apaisé, la situation exige une réponse adaptée et proportionnelle à la gravité de celle-ci, et notamment un accompagnement par des associations de ces populations fragiles.

J’ajoute que les restaurateurs ont eu à subir de fortes pertes durant cette période de confinement, et il est d’autant plus important de leur permettre de reprendre leur activité dans les conditions de sécurité et de propreté maximales, afin qu’ils retrouvent rapidement une clientèle indispensable à leur survie.

Je me tiens à votre disposition pour poursuivre nos échanges, et vous adresse l’expression de mes meilleurs sentiments.

Olivia Fortin
Candidate du Printemps Marseillais 6eme et 8eme arrondissements

Martine Vassal perd les pédales

Martine Vassal perd les pédales

Communiqué d’Olivia Fortin – 25 mai 2020

 

Cher.e.s ami.e.s,

Une piste cyclable provisoire avait été installée au milieu du Prado, faisant partie d’un ensemble au coût faramineux de 600 000 € les 9 kms.

Cet équipement avait mis une semaine pour être posé…et a été désinstallé au bout de huit jours seulement. La pose et la suppression auront coûté la somme de 50 000 €.

A la simple lecture des faits, l’incompétence de nos élus saute une nouvelle fois aux yeux.

Cependant ce n’est pas notre mairie, habituée pourtant à de telles incohérences, qui est responsable de ce fiasco.

Il n’y a aucune raison pour autant d’être rassuré, car ces décisions ont été prises, sans consultation, par notre Métropole et sa présidente, Martine VASSAL, qui a pour ambition de diriger la ville de MARSEILLE.

Cette initiative minimum, annoncée par une communication maximum est déjà un échec.
La raison invoquée de la faible utilisation est d’une parfaite mauvaise foi, le Printemps Marseillais s’est rendu sur place et a pu constater en quelques minutes le passage de plus d’une dizaine de cyclistes.

En tout état de cause, tirer des conclusions au bout d’une semaine d’utilisation est un non-sens absolu, surtout quand on connaît les montants engagés pour réaliser ces pistes cyclables.

A l’heure où les difficultés sanitaires et commerciales consécutives à la crise du COVID-19 sont au centre des inquiétudes des habitants, commerçants et entreprises, où la Métropole devrait utiliser ses moyens financiers sur ces points précis, dilapider l’argent public d’une telle manière est dangereux et irresponsable.

Soit la piste cyclable devait bénéficier de plus de temps pour trouver son public qui était déjà suffisamment présent, soit le projet devait être étudié plus intelligemment durant le confinement pour ne pas s’achever en gaspillage pur et simple.

Dans une ville qui accuse un retard énorme en matière de mobilité en général, où rien n’est fait pour développer les modes de transport doux, une telle décision de renoncement, prise encore sans concertation, est révélatrice de la réticence de la Présidente de la Métropole à développer le vélo en ville.

Le Printemps Marseillais souhaite que cessent ces prises de décision sans dialogue, cette gabegie d’argent public.

Martine VASSAL promet une gestion différente de la municipalité actuelle, malheureusement pour le pire.

Le 28 juin, un autre chemin est possible.

Olivia Fortin
tête de liste du 4ème secteur (6/8) pour les élections municipales 2020