Problème d’ordre public au Cours Julien : Courrier au Préfet

Monsieur le Préfet,

J’ai été alertée par des commerçants du quartier du Cours JULIEN au sujet de l’insécurité qui règne en cet endroit depuis le confinement.

Du fait de la crise sanitaire, qui a contraint tous les restaurants et bars à fermer pour une durée de deux mois, de nombreuses personnes désœuvrées ont pris leurs quartiers sur le Cours JULIEN, où il règne désormais un réel climat d’insécurité.

Si les restaurants n’ont pas encore rouvert, d’autres enseignes ont repris leurs activités et ont à déplorer de nombreux actes d’incivisme ou de mendicité agressive.
Les parcs pour enfants ne sont plus fréquentés, les parents ne se sentant plus en sécurité pour les amener au milieu de cette ambiance anxiogène.
Plus généralement, il devient dangereux de circuler sur le Cours en cette période, de jour comme de nuit.

C’est jusqu’à une centaine de personnes qui s’agglutinent sur le Cours JULIEN, s’attribuant l’espace notamment en ayant cassé les blocs électriques pour y faire charger leurs téléphones.

Les commerçants ont alerté la mairie de secteur, ainsi que le commissariat de NOAILLES, mais aucune mesure n’a été prise.

Malheureusement, la semaine dernière une personne a dramatiquement trouvé la mort dans ce quartier malgré l’alerte aux forces publiques.

Avec la réouverture prochaine des restaurants, nombreux sur le Cours JULIEN, les risques de conflits sont inéluctables.

Le retour des terrasses va forcément entraîner une confrontation entre les restaurateurs et leurs clients qui vont reprendre possession de l’espace, et les personnes désœuvrées qui vont avoir du mal à accepter de devoir quitter un endroit où ils ont pris leurs habitudes depuis un moment.

Afin d’éviter d’avoir à nouveau à déplorer un drame comme celui de la semaine dernière, je vous demande de faire le nécessaire pour anticiper et prévenir les problèmes dont je fais état et qui ne manqueront pas de se produire si rien n’est fait.

L’espace public devant pouvoir être partagé et apaisé, la situation exige une réponse adaptée et proportionnelle à la gravité de celle-ci, et notamment un accompagnement par des associations de ces populations fragiles.

J’ajoute que les restaurateurs ont eu à subir de fortes pertes durant cette période de confinement, et il est d’autant plus important de leur permettre de reprendre leur activité dans les conditions de sécurité et de propreté maximales, afin qu’ils retrouvent rapidement une clientèle indispensable à leur survie.

Je me tiens à votre disposition pour poursuivre nos échanges, et vous adresse l’expression de mes meilleurs sentiments.

Olivia Fortin
Candidate du Printemps Marseillais 6eme et 8eme arrondissements

Martine Vassal perd les pédales

Martine Vassal perd les pédales

Communiqué d’Olivia Fortin – 25 mai 2020

 

Cher.e.s ami.e.s,

Une piste cyclable provisoire avait été installée au milieu du Prado, faisant partie d’un ensemble au coût faramineux de 600 000 € les 9 kms.

Cet équipement avait mis une semaine pour être posé…et a été désinstallé au bout de huit jours seulement. La pose et la suppression auront coûté la somme de 50 000 €.

A la simple lecture des faits, l’incompétence de nos élus saute une nouvelle fois aux yeux.

Cependant ce n’est pas notre mairie, habituée pourtant à de telles incohérences, qui est responsable de ce fiasco.

Il n’y a aucune raison pour autant d’être rassuré, car ces décisions ont été prises, sans consultation, par notre Métropole et sa présidente, Martine VASSAL, qui a pour ambition de diriger la ville de MARSEILLE.

Cette initiative minimum, annoncée par une communication maximum est déjà un échec.
La raison invoquée de la faible utilisation est d’une parfaite mauvaise foi, le Printemps Marseillais s’est rendu sur place et a pu constater en quelques minutes le passage de plus d’une dizaine de cyclistes.

En tout état de cause, tirer des conclusions au bout d’une semaine d’utilisation est un non-sens absolu, surtout quand on connaît les montants engagés pour réaliser ces pistes cyclables.

A l’heure où les difficultés sanitaires et commerciales consécutives à la crise du COVID-19 sont au centre des inquiétudes des habitants, commerçants et entreprises, où la Métropole devrait utiliser ses moyens financiers sur ces points précis, dilapider l’argent public d’une telle manière est dangereux et irresponsable.

Soit la piste cyclable devait bénéficier de plus de temps pour trouver son public qui était déjà suffisamment présent, soit le projet devait être étudié plus intelligemment durant le confinement pour ne pas s’achever en gaspillage pur et simple.

Dans une ville qui accuse un retard énorme en matière de mobilité en général, où rien n’est fait pour développer les modes de transport doux, une telle décision de renoncement, prise encore sans concertation, est révélatrice de la réticence de la Présidente de la Métropole à développer le vélo en ville.

Le Printemps Marseillais souhaite que cessent ces prises de décision sans dialogue, cette gabegie d’argent public.

Martine VASSAL promet une gestion différente de la municipalité actuelle, malheureusement pour le pire.

Le 28 juin, un autre chemin est possible.

Olivia Fortin
tête de liste du 4ème secteur (6/8) pour les élections municipales 2020